Combien de données dorment dans un véhicule ? J'ai voulu en avoir le cœur net : un datalogger CANedge branché sur ma voiture — un boîtier qui enregistre ce qui circule sur le réseau interne du véhicule — et un week-end de test.

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ajouté — et pourtant, plusieurs centaines de signaux déjà disponibles, en écoutant simplement ce que la voiture raconte en continu : position GPS, angle du volant, freins, régime moteur, niveau de carburant.
Test personnel avec un datalogger CANedge de CSS Electronics.

Sous le capot, un réseau qui parle en continu

Tous les calculateurs d'un véhicule — moteur, freinage, direction, tableau de bord — échangent leurs mesures en permanence sur un réseau commun : le bus CAN. Le datalogger se branche en quelques minutes et enregistre tout ce qui y transite.

Vient ensuite le décodage : transformer les trames brutes en grandeurs physiques lisibles — tours par minute, km/h, degrés, pourcentages.

Graphiques des signaux décodés d'une session : régime moteur, vitesse, papillon des gaz, charge moteur, pression d'admission, températures
Une session décodée : régime moteur, papillon, charge, pression d'admission, températures — moteur tournant, véhicule à l'arrêt.

Un jumeau numérique qui rejoue chaque trajet

Une fois les signaux décodés, j'en ai fait un jumeau numérique : une réplique interactive qui rejoue chaque trajet du week-end — position GPS, vitesse, volant, freins, régime moteur, seconde par seconde. Il est intégré ci-dessous, essayez-le :

Le jumeau numérique en direct — ouvrir en plein écran.

Et pour aller au bout de l'exercice, un replay en 3D, vue conducteur : le trajet rejoué comme si vous étiez au volant, reconstitué uniquement à partir des signaux enregistrés — position, vitesse, angle du volant, freinage.

Le replay 3D en vue conducteur, généré depuis les seules données du bus CAN — ouvrir en plein écran.

De votre voiture à vos flottes et machines

C'est exactement ce que je fais chez mes clients, à plus grande échelle : véhicules, flottes et machines industrielles produisent en continu des données peu ou pas exploitées. La démarche tient en trois étapes.

1Brancher — sans rien modifier

Un boîtier sur la prise diagnostic d'un véhicule ou le réseau d'une machine. Pas de capteur à ajouter, pas d'arrêt de production, pas de modification de l'équipement.

2Décoder — des trames brutes aux mesures métier

Consommation, cycles, températures, sollicitations, temps de fonctionnement : les signaux bruts deviennent des indicateurs que vos équipes comprennent.

3Exploiter — prédire, suivre, piloter

Maintenance prédictive (détecter la dérive avant la panne), suivi d'usage réel des équipements, tableaux de bord métier alimentés automatiquement.

Vos équipements ont des choses à vous dire

La donnée existe déjà. Elle est produite en continu, à bord de chaque véhicule et de chaque machine — il suffit d'aller l'écouter.

La question n'est pas « faut-il instrumenter ? ». C'est : « qu'est-ce que vos équipements essaient déjà de vous dire ? »

Cet article est adapté d'un de mes posts LinkedIn — suivez-moi sur LinkedIn pour ces contenus en avant-première.